mercredi 29 décembre 2010

Cinis

Le dormeur mal conseillé par son rêve,
sort aussitôt saluer les passants au hasard de la rue.
Un sourire aimé fait renaître le monde dans l'obscurité.

lundi 6 décembre 2010

Espoir


Sur la voie
Il n'y aura ni méandres
Ni demi-mots

Pas d'excuse
Pour les absences
Que le silence

Adieu donc
Vieilles villégiatures
Voyages avortés

Finie l'indulgence
Passée plus à espérer
Qu'à perdre

mardi 30 novembre 2010

Matin calme



Fraîcheur féconde du matin
quand le dormeur, enfin,
fait revivre le monde dans ses frissons.

Faiseur de brume
dissipant dans les arômes les torpeurs de la nuit
et ses monstres sémantiques qui pointent à l'horizon,
pour mieux tituber plus loin.

De claudications en renoncements,
le voilà qui fait du jour, la nuit
et de la nuit, le jour.

Vivre ainsi éveillé dans le rêve
et extenué, le jour, sous l'harassement du plaisir nécessaire
et se calfeutrer dans l'à peu près d'une vie menée,
telle est l'humaine condition.

Rien n'est noble, rien n'est vil,
tout est angle et cercle futile.
Où tout revient sur le tapis,
Que l'on croyait enfui.

Viens à la fête,
Une lanterne éclaire tes pas.




mardi 23 novembre 2010

Apologie triste


Désert, désillusion de soi
Jusqu'à l'absence
Un trop plein sensuel
Qui voudrait faire sens
Et pour toujours signifier
Que l'espoir est peine

Amertume, démonstration souveraine
Ivresse délétère
Où l'on construit sa perte
Plus surement
Que les matins sont blêmes
Effacés dans le ressac
D'un impossible mai

Tristesse, coeur gaspillé
Preuve édifiée d'échecs
Repue du silence atone de l'autre
Fait objet cultuel de la détestation de soi
Et instrument de pitié apitoyée
Plus triste que la mort

Séparation, moment d'incohérence
Mutilé jusqu'à l'éternité
Qui se fait sagesse pour le non initié
Religion érigée sur l'onde
Où l'on se croit porté
Lorsqu'on se noie

Solitude faite fondation de soi,
Empire de détresse
Leurre de la certitude
Où donc t'es-tu perdu?

Mais la terre s'enneige avant l'été
Et l'heure propice nait dans la vérité.











samedi 13 novembre 2010

mercredi 22 septembre 2010

Compliment(s)

Méfie-toi de mes mots,
Détourne-toi de mon sentier,
Je t'y attends trop pour ne pas t'y abuser.

Je ne parle que de moi.
De toi.
Nous en moi.

Je t'ai vu sourire au reflux du plaisir
Et tu ne le sais pas.
Voilà, j'ai vu l'avenir.

dimanche 12 septembre 2010

Whatever works


Une cicatrice sèche.

Des pleurs à l'orée de la mémoire
Désertés de tendresse.

Une cicatrice de chagrin.

La mémoire sur le point d'éclater,
Tout ça, si peu, pour rien.

Je veux
Oublier le pluriel où tu t'obliges,
L'idéal corrompu des songes,
L'espoir dérisoire des tumultes,
La plaie des matins.

Je veux
Des doutes lumineux, et puis,
L'éternel retour
Jusqu'à la satiété impie,
Et la pornographie des matins.

Mais la cicatrice sèche
Epure d'un lancinant chagrin
Un
Parmi d'autres
A l'infini
Un
Un
Un
Un



mercredi 8 septembre 2010

Le sommeil noir


A l'automne du temps,

Au pâle du gras du vent,

Voilà que les premisses lasses

vibrent encore,

Malgré ma bouche grosse de dédain.


Je vomis l'éphémère fait ivresse,

La quête sans fin de la défaite

Où je coiffe la brise de divin.


Je voudrais être vieux enfin et

Regardant en face la vérité,

Préférer les étoiles à la nuit,

En vain.


Adieu tourment,

Adieu ombre faussement téméraire.

Je vogue à la dispense des sentiments,

Propulsé par la force vaillante des farces.


Je prie

Que tes pleurs ne veuillent jamais rien me dire,

Parce que tu n'es ni là ni ailleurs,

Perdu au fin fond du vieillissement de tes aigreurs.

Là où je ne suis qu'une oreille blessée

A demi sourde,

J'espère,

Enfin.




mercredi 11 août 2010

Ultima Necat II

Vingt cinq pas
Un escalier qu'on dévale
Une porte que l'on ouvre
Le néant qui s'étreint

Vingt cinq pas
Un escalier où l'on peine
Une porte où l'on passe
Le néant qui s'étreint

Je regrette

Ce moment
Parmi d'autres
Mais lui
Surement
Vous disparaissez

J'aurais voulu

Vingt cinq pas
Une porte derrière soi
Trois marches à peine
Vous étreindre
Une dernière fois

Et pourtant
Dix mille pas
Des escaliers sans fin
Il y a bien un pas
Un escalier
Qui nous rapprocheront

C'est cette étreinte là
Que par mes mots en discorde
Je célèbre et je chante

Mais
Vingt cinq pas
Vingt cinq petits pas
Gauches et maladroits
Vingt cinq pas
Pour courir à la suite
Faire un souvenir
Une étreinte qu'on oublie pas

Mais la peur
Que cela fut une dernière fois....