
sort aussitôt saluer les passants au hasard de la rue.
Un sourire aimé fait renaître le monde dans l'obscurité.
Enfant, j'écrivais des textes sur la triste joie des illusions auxquelles nous nous obligeons. Poésie? Argot de la pensée? Décalco du quotidien? J'ai tout dit sur rien. Maintenant, j'ai juste envie d'écrire pour partager une vision forcément engagée du temps qui s'écoule autour de moi. Envie de faire des koans pour enfermer une idée que je ne pourrais jamais développer.





Au pâle du gras du vent,
Voilà que les premisses lasses
vibrent encore,
Malgré ma bouche grosse de dédain.
Je vomis l'éphémère fait ivresse,
La quête sans fin de la défaite
Où je coiffe la brise de divin.
Je voudrais être vieux enfin et
Regardant en face la vérité,
Préférer les étoiles à la nuit,
En vain.
Adieu tourment,
Adieu ombre faussement téméraire.
Je vogue à la dispense des sentiments,
Propulsé par la force vaillante des farces.
Je prie
Que tes pleurs ne veuillent jamais rien me dire,
Parce que tu n'es ni là ni ailleurs,
Perdu au fin fond du vieillissement de tes aigreurs.
Là où je ne suis qu'une oreille blessée
A demi sourde,
J'espère,
Enfin.
