Les mains exilées au cœur de la défaite.
Je me tiens au supplice
Perdu
Dans la finitude des rires et le secret des mots
Je voudrais éviscérer ce fruit trop mur
Cette douceur en moi qui m’écœure
Je maudis le jour de ta naissance
Le cours de tes jours jusqu’à moi
Maudite la nuit où l'on m'a conçu
Maudite la nuit où je t’ai vu
Maudite cette nuit où je t’écris
Mon âme jetée en pâture
A nouveau
Seule, esseulée sans espoir du froid.


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