mardi 28 février 2012

Et ce soir




Dans la lumière esseulée où s’angoisse mon âme,
Dans le cri étouffé où elle prophétise enfin,
Dans la compassion muette où mutilée, elle s’enflamme
Et dans la nuit où elle prépare ses ailes à la porter au loin ;

L’impératif règne dans l’urgence du lendemain.

A chacun son Eden ici bas ! A chacun ses faiblesses !
A tous, les routes foudroyées, les chemins incertains.

A moi de faire taire l’inévitable tristesse !


Quand, libérée de la gangue opaque du passé,
Elle reparaît enfin au monde, avide de se tromper
Et forte de pouvoir choisir si elle veut s’y risquer,
Nous n’accouchons jamais que de notre intensité


Rien ne nous condamne, alors, que la peur de nous mêmes.







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