
L’été s’abime enfin dans la torpeur
Au loin, le silence se fait
Il gagne la blondeur des blés
Et soulève la poussière fatiguée
Je parcours l’automne soudain
Ivre de brume et de paysages
Enfiévré par la brise du matin
Prêt pour le gouffre
Au mont de piété, je m’incline
Pour mettre en gage mes suppléments d’âme
Les livrer au passé, à la mort
A l’adieu à ton corps
Voiler la mer d’amertume
Sentier houleux déserté d’ombres
Communion impie dans le lointain
Dans le désert impétueux où j’ai perdu ta trace
Dans le fleuve étoilé où s’inventent les rêves
Verser plus de poison qu’il n’en faut
Pour être sûr qu’il ne reste aucune vie
A palpiter à contre courant du destin

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