jeudi 24 septembre 2009

Fragment 11



Et si pour atteindre la Sagesse, il faut.
Être dans la vérité, alors.
Etre heureux c’est apprendre à savoir.
Bien gérer sa tristesse.
Mais là, je ne peux pas.
Je ne sais plus.
J’ai désappris.
Très vite.
Trop.
Tout de suite.
Enfin si tôt, trop tard.
Je suis libre de savoir la prison si vaste.
Mon regard s’usera avant d’en avoir vu le plus éloigné des murs.
Le mur.
Partout.
Nulle part.
Tout autour.
Surtout en soi.
Au fond.
Aux tréfonds de soi.
Sombre.
Lancinant.
Une ritournelle fleuve.
En rond.
Et là, le mur devant soi.
Tristesse abyssale jonchée de toutes les tristesses.
Non plus à venir.
Celles qu’on sait venir.
Mais la dernière.
L’advenue parmi ses reflets déformés.
Vénus qui tranche de son pied la coruscante écume.
Ses cheveux noués de vent vers l’horizon.
Le sublime surgissement de l’amante.
Délicate à se cacher la voie.
Etourdie dans le gazouillis des vagues au plus printemps de l’horizon du vent qui s’éteint.
La belle se referme dans les flots.
Reste la nostalgie de ses filaments.

Faut-il donc que la terre tourne après moi ?

2 commentaires:

Unknown a dit…

totem, coupe d'alcool ou verre baroque ?

Unknown a dit…
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