lundi 8 octobre 2007

Un serpent dans les cheveux

Il porte dans sa grâce le déhanchement des effraies et reste campé sur ses ergots de nonchalance.

Dans l'élan de la porte et l'onde des corsets, il vibre, pris dans l'étoffe étoilée du remord.

D'un revers de main, il jugule l'indifférence. Viens, dit-il, viens dépenser l'argent fondu de tes bracelets, allez! Viens viens vendre ton ventre au verre des minarets.

Sur son front pâle, un diamant ruisselle de dédain. Il fixe les yeux de l'inconnu mieux que le regret ne se fiche au coeur de la tentation.

Il se sertit dans la meurtrissure vague des mots et creuse son sillon dans les pleurs indignes.

Passant qui sur le pavé coulisse, évite ton regard dans le miroir des flaques. Le serpent qui dans ton cou dévisse, ne vois-tu pas qu'il palpite déjà à l'orée de tes draps?


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