J’ai frémi de n’être que littérature
Et dans leur ivresse inutile, mes mots n’ont rien changé
J’ai assidument consulté les oracles
Et dans son infinie bonté, le ciel ne s’est pas révélé
J’ai pleuré de me décliner au passé
Et dans leur sévère vérité, les larmes m’ont enfin libéré
J’ai maintenu le cap sur une mer de sable
Et dans sa cruelle nudité, l’amour m’a inversé
La tête m’a tourné dans le claquement de la vie
Et dans sa jeunesse impardonnable, mon cœur a souri
Mes mains ont caressé des évanescences endiablées
Et dans leur soif insensée, mes doigts se sont noués
J’ai vécu l’humaine condition jusque dans la déraison
Et dans sa grande sagesse, Dieu n’a rien exaucé

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